HRC62 : Intervention du Rwanda lors de l'événement parallèle sur l'Appel de Kigali
Merci, Madame la Modératrice
Excellences,
Distingués collègues,
Permettez‑moi, tout d'abord, d’exprimer notre profonde gratitude pour l’opportunité qui nous est offerte de coorganiser cet événement parallèle aux côtés de l’Arménie, du Canada, de la France, du Liban, du Royaume du Maroc, et de l'Organisation internationale de la Francophonie.
En novembre dernier, le Rwanda a eu le privilège d'accueillir la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie. L'un de ses résultats les plus importants a été l'adoption, par consensus, de l'Appel de Kigali visant à accélérer les progrès vers l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'espace francophone.
L'Appel de Kigali s'appuie sur plus de deux décennies d'engagements des États et Gouvernements membres de la Francophonie, à commencer par la Déclaration de Luxembourg de 2000, suivie de la Stratégie de la Francophonie pour l'égalité de genre adoptée à Erevan en 2018. Il réaffirme notre engagement commun à promouvoir les droits des femmes et des filles tout en attirant l'attention sur des priorités qui façonnent de plus en plus la vie des femmes et des filles aujourd'hui, notamment l'autonomisation économique des femmes, la transformation numérique, le travail de soins non rémunéré, et l'agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Madame la Modératrice, merci pour votre question.
En ce qui concerne l'expérience du Rwanda, je souhaite tout d’abord souligner le leadership exceptionnel de Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda, dans la promotion du genre et de l'égalité entre les hommes et les femmes au Rwanda.
Sous son leadership, des réformes ambitieuses et des politiques publiques soutenues ont permis d'accroître la représentation politique des femmes, de renforcer leurs droits économiques et d'instaurer des mécanismes institutionnels garantissant la mise en œuvre durable de l'égalité de genre.
Un point de départ important a été notre cadre constitutionnel, qui réserve au moins trente pour cent des postes de décision aux femmes. Cette disposition a fourni une base juridique solide pour élargir la représentation des femmes au sein des institutions publiques et a contribué à maintenir le leadership des femmes dans la durée.
Ce cadre constitutionnel a été renforcé par des institutions qui favorisent la redevabilité. L’Office de suivi du genre (Le Gender Monitoring Office), créé en 2007, suit les progrès, évalue la mise en œuvre dans les institutions gouvernementales et aide à garantir que l'égalité de genre reste une priorité dans les politiques publiques.
Le Rwanda a également entrepris des réformes juridiques pour renforcer les droits économiques des femmes, notamment l'égalité des droits entre femmes et hommes à posséder et hériter des terres. Ces réformes ont élargi la participation économique des femmes et leur sécurité financière. Aujourd'hui, les femmes possèdent plus de terres privées que les hommes au Rwanda, ce qui reflète l'impact à long terme de ces réformes.
Excellences,
À bien des égards, ces expériences reflètent les objectifs de l’Appel de Kigali lui‑même : veiller à ce que l’engagement politique soit accompagné de lois, d’institutions et de politiques publiques qui améliorent la vie des femmes et des filles.
Le Conseil des droits de l’homme offre une opportunité importante pour les pays d’échanger des expériences telles que celles-ci.
Nous espérons que l’Appel de Kigali continuera d’encourager ce dialogue au sein de l’espace francophone et de soutenir les efforts nationaux pour promouvoir les droits des femmes et des filles.
Je vous remercie.